

Réorganisation dynamique du noyau en action lors de la réparation de l’ADN (Nu-DyRection)
À propos
L’un des domaines les plus fascinants et les plus inexplorés dans le domaine de l’éducation et de la formation Réparation de l’ADN est la façon dont les cellules restaurent leurs fonctions normales après avoir achevé les processus qui éliminent les lésions de l’ADN et rétablissent la continuité de la séquence de l’ADN. Les lésions de l’ADN entravent non seulement la transcription, la réplication et le cycle cellulaire, mais peuvent également perturber le bon positionnement des domaines chromatiniens dans le noyau et altérer l’organisation nucléolaire.
Notre équipe se concentre sur les mécanismes moléculaires impliqués dans la rétablissement de l’activité transcriptionnelle, en particulier le réorganisation de la structure nucléolaire à la suite des dommages et de la réparation de l’ADN.

Le nucléole est un organite nucléaire dépourvu de membrane dont l’organisation interne est très structurée. Cette organisation est associée à ses diverses fonctions dans la biogenèse des ribosomes : la transcription de l’ADN ribosomique (ADNr) par l’ARN polymérase 1 (RNAP1) et la maturation précoce de l’ARN ribosomique. Cette structure hautement organisée peut être considérablement perturbée par des agents génotoxiques et par le stress cellulaire général.
Ces dernières années, nous avons montré qu’après un stress génotoxique (UV : irradiation ultraviolette), RNAP1 et l’ADN nucléolaire sont exportés vers la périphérie du nucléole. Il est intéressant de noter que la structure correcte du nucléole n’est rétablie qu’après la réparation complète de toutes les lésions de l’ADN nucléolaire, qu’il s’agisse de régions actives ou inactives. Outre un système de réparation efficace, le rétablissement d’une structure nucléolaire normale après l’achèvement de la réparation de l’ADN nécessite la présence de protéines clés.
L’une de ces protéines est la SMN (Survival of Motor Neuron), qui est altérée chez les patients souffrant d’amyotrophie spinale (SMA). Nous avons constaté qu’en l’absence de SMN, RNAP1 reste à la périphérie du nucléole après la réparation des lésions de l’ADN. De manière inattendue, nous avons observé que SMN fait la navette entre les corps de Cajal (CB) et le nucléole après la réparation de l’ADN, mais avant la restauration de la structure nucléolaire. Outre la SMN, d’autres protéines, telles que la fibrillarine (FBL), la coiline et la myosine nucléaire 1 (NM1), semblent également jouer un rôle important dans ce processus.
Notre groupe a les objectifs suivants :
- Pour étudier la réorganisation dynamique des nucléoles à la suite d’un stress
- Élucider le mécanisme par lequel l’homéostasie nucléolaire est rétablie à l’issue de la réparation de l’ADN
- Identifier les facteurs critiques régissant l’homéostasie nucléolaire pendant et après la réparation de l’ADN

Crédit : Lise-Marie Donnio
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