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Intervenants

Jessica Bouvière

Description

La réparation des tissus après une lésion du muscle squelettique est soutenue par diverses cellules et notamment par les macrophages qui orchestrent à la fois la réponse inflammatoire, la résolution de l’inflammation et la phase de récupération permettant le rétablissement des tissus. Après une blessure, les macrophages pro-inflammatoires activent la prolifération des cellules myogéniques et les débris phagocytaires. Au moment de la résolution de l’inflammation, les macrophages changent de phénotype pour acquérir un état anti-inflammatoire, ce qui stimule la fusion des cellules myogéniques en myofibres multinucléées. Les effecteurs par lesquels les macrophages anti-inflammatoires maintiennent leur effet pro-myogénique sont mal connus. Grâce à un criblage transcriptomique/secrétomique comparant le sécrétome de macrophages humains pro- et anti-inflammatoires, nous avons identifié deux molécules anti-oxydantes qui sont deux sélénoprotéines : la sélénoprotéine P (SEPP1) et la glutathion peroxydase 3 (GPX3), dont les fonctions restent mal caractérisées à la fois dans la biologie musculaire et dans l’inflammation. La GPX3 et la SEPP1 dérivées des macrophages sont impliquées dans la fonction des macrophages anti-inflammatoires dans la stimulation des étapes tardives de la myogenèse. In vivo, ces deux sélénoprotéines sont nécessaires à l’homéostasie du muscle squelettique. De plus, en utilisant un modèle de lésion du muscle squelettique d’animaux dépourvus de sélénoprotéine dans les macrophages (modèle LysMCre/+ Sepp1fl/fl), nous avons constaté que l’absence de SEPP1 entravait la transition d’un phénotype pro à un phénotype anti-inflammatoire pendant la régénération du muscle squelettique.

Ainsi, nous avons démontré pour la première fois le rôle des sélénoprotéines sécrétées par les macrophages dans la réparation des tissus, établissant un lien entre les molécules antioxydantes et la résolution de l’inflammation.