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Intervenants

Giovanna De Chiara Institute of Translational Pharmacology, National Research Council,Italie

Description

Résumé Le HSV est un virus à ADN qui provoque une infection latente à vie chez l’homme, avec de multiples réactivations. À partir des études pionnières montrant des preuves de la présence du génome HSV-1 dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, un nombre croissant de rapports épidémiologiques et expérimentaux ont proposé un lien possible entre le risque de maladie d’Alzheimer et les infections récurrentes par le HSV-1. Cependant, une relation de cause à effet entre les réactivations du virus et cette maladie n’a pas encore été prouvée avec certitude. C’est pourquoi nous avons étudié un modèle murin d’infection récurrente par le HSV-1 pour déterminer l’apparition au fil du temps de marqueurs de la maladie d’Alzheimer, notamment l’accumulation dans le cerveau de protéines amyloïdes-β et tau hyperphosphorylées, les dommages oxydatifs et la neuroinflammation. L’analyse biochimique des cerveaux de souris a révélé que les réactivations multiples du HSV-1 induisaient toutes ces caractéristiques. Les dommages oxydatifs spécifiques étaient les suivants : augmentation des niveaux de 4-hydroxynonénal (HNE, marqueur de la peroxydation lipidique), de la nytrosylation et de la carboxylation des protéines ; altération du niveau de 13 protéines modifiées par le HNE et impliquées dans d’importants processus intracellulaires, ce qui suggère que leur oxydation peut affecter la physiologie cérébrale. Enfin, les tests comportementaux ont mis en évidence des déficits cognitifs qui augmentaient avec les réactivations multiples du virus. Dans l’ensemble, nos données suggèrent que les infections récurrentes à HSV-1 concourent à la neurodégénérescence de la MA, également par le biais de dommages oxydatifs.