Connexion

Description

🚨 Un nouvel article vient de paraître dans la revue *Brain* : nous démontrons que l’inhibition de l’HDAC6 pourrait constituer un traitement complémentaire précieux, indépendant de la protéine SMN, pour restaurer la fonction musculaire dans l’amyotrophie spinale.

L’atrophie musculaire spinale (AMS) est une maladie neuromusculaire grave causĂ©e par des anomalies du gène SMN. Elle entraĂ®ne la mort des motoneurones et une faiblesse musculaire. Sans traitement, la plupart des enfants atteints ne survivent pas au-delĂ  de l’âge de deux ans. RĂ©cemment, de nouvelles thĂ©rapies gĂ©niques ont permis d’amĂ©liorer la survie des enfants atteints de SMA, mais les patients traitĂ©s sont dĂ©sormais confrontĂ©s Ă  une atrophie musculaire progressive et Ă  des dĂ©ficits fonctionnels, ce qui donne lieu Ă  un nouveau tableau clinique. Au cours des dernières annĂ©es, des traitements menĂ©s sur divers modèles animaux de troubles neuromusculaires ont dĂ©montrĂ© la capacitĂ© des inhibiteurs de l’histone dĂ©sacĂ©tylase 6 (HDAC6) non conventionnelle Ă  rĂ©duire l’atrophie musculaire.

Cette étude examine l’impact de l’inhibition de l’HDAC6 sur la différenciation des cellules musculaires et vérifie in vivo si son association avec les nouveaux traitements standard de l’AMS améliore l’état musculaire et l’état général chez des souris modèles d’AMS. Nous rapportons ici que l’HDAC6 régule la formation et la maturation des myotubes in vitro. En particulier, l’inhibition de l’HDAC6 augmente la taille des myotubes primaires musculaires issus de patients atteints d’AMS. In vivo, lorsqu’elle est associée à des ASO induisant l’inclusion de l’exon 7 dans l’ARN du gène SMN2, l’inhibition systémique de HDAC6 a considérablement amélioré la force, la masse et la fonction musculaires, ainsi que la longévité d’un modèle murin présentant des caractéristiques similaires à celles de la SMA.

Ces résultats démontrent que l’inhibition sélective de l’HDAC6 favorise la progression myogénique. Par conséquent, les inhibiteurs de l’HDAC6 constituent de bons candidats pour atténuer les symptômes persistants chez les patients atteints d’amyotrophie spinale (SMA) traités selon la nouvelle norme de soins.

Alexis OSSENI, Frédéric Charbonnier et Laurent Schaeffer

Remerciements au premier auteur Rasha Slika !!!

ainsi que nos collaborateurs, Laurent Coudert , Agnès Duplany , Laure Weill , Edwige Belotti , Eleni Siopi , Yann-Gaël Gangloff , Delphine Sapaly , Sabrina Bendris , Zoé Clerc, Gaëlle Bruneteau , Carole Vuillerot et Pascal Leblanc.

Grâce Ă  la Institut NeuroMyogène UniversitĂ© Claude Bernard Lyon 1, l’UniversitĂ© Paris CitĂ©, l’ AP-HP, Assistance publique – HĂ´pitaux de Paris et le Hospices Civils de Lyon – HCL .

Nous tenons Ă©galement Ă  remercier le soutien apportĂ© par le Inserm, ANR (Agence nationale de la recherche) par le biais de RHU SMART (thĂ©rapie corrective de l’atrophie musculaire liĂ©e Ă  l’amyotrophie) (ANR-21-RHUS-0007), un projet FRANCE 2030, PĂ´le stratĂ©gique MyoNeurALP un AFM-TĂ©lĂ©thon plan stratĂ©gique, la Fondation pour la Recherche MĂ©dicale et la Fondation Maladies Rares.